Adoption : dans quelle situation êtes-vous ?
Quand vous voulez adopter l'enfant de votre conjoint
Vous élevez l'enfant de votre conjoint, de votre partenaire ou de votre concubin. Vous voulez que le droit reconnaisse ce lien.
C'est le cas d'adoption le plus fréquent en France. Depuis la loi du 21 février 2022, il est ouvert aux couples pacsés et aux concubins, plus seulement aux couples mariés. La forme possible dépend de ce que dit l'acte de naissance de l'enfant.
- Si seul votre conjoint y figure, l'adoption plénière est envisageable : elle remplace la filiation d'origine et elle est irrévocable.
- Si les deux parents y figurent, ce sera une adoption simple : la filiation s'ajoute sans rompre les liens d'origine.
Dans les deux cas, le consentement de l'autre parent est en principe nécessaire.
Le conseil du cabinet — Vérifiez l'acte de naissance avant tout le reste. C'est lui qui détermine la forme possible, et beaucoup de projets se construisent sur une hypothèse fausse à ce sujet.
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Quand vous voulez adopter un majeur que vous avez élevé
Vous avez élevé cette personne, sans lien de filiation juridique. Elle est adulte aujourd'hui, et vous voulez que ce lien existe officiellement.
C'est une adoption simple : l'adoption plénière est en principe réservée aux mineurs. Elle suppose le consentement de l'adopté, puisqu'il est majeur. La filiation adoptive s'ajoute à sa filiation d'origine sans la rompre.
Un point conditionne souvent l'intérêt de la démarche. L'adopté simple n'hérite pas au barème des enfants par défaut : sans remplir certaines conditions de durée, il peut être taxé au taux applicable entre personnes sans lien de parenté, qui atteint 60 %.
Le conseil du cabinet — Rassemblez ce qui prouve que vous l'avez élevée, et depuis quand : avis d'imposition, certificats de scolarité, attestations. C'est cette durée qui décide du taux de transmission, et elle se démontre.
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Quand vous avez un projet d'adoption
Vous souhaitez accueillir un enfant, en France ou à l'étranger.
Depuis la loi de 2022, l'adoption est ouverte aux couples mariés, pacsés et concubins justifiant d'un an de vie commune, ainsi qu'aux personnes seules de plus de 26 ans. L'adoptant doit en principe avoir quinze ans de plus que l'adopté.
Un agrément est nécessaire pour adopter un pupille de l'État, un enfant confié par un organisme autorisé ou un enfant étranger. Il est délivré par le conseil départemental après une évaluation, et sa durée de validité est limitée.
Le conseil du cabinet — L'agrément a pour finalité l'intérêt des enfants qui peuvent être adoptés, pas la réalisation d'un projet parental. Les dossiers construits autour du second argument passent mal.
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Quand l'autre parent refuse de consentir
Votre projet est prêt, mais le parent biologique s'oppose à l'adoption.
Le consentement du parent biologique est en principe nécessaire. Il ne l'est plus s'il a été déchu de l'autorité parentale ou s'il est dans l'impossibilité de manifester sa volonté.
Face à un refus, d'autres voies existent : la déclaration judiciaire de délaissement ou la demande de retrait de l'autorité parentale. Chacune suppose des faits établis et documentés.
Le conseil du cabinet — Un parent absent n'est pas un parent délaissant au sens du droit. Le délaissement se caractérise par des faits datés sur une période continue, pas par un sentiment d'abandon.
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