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Excellim Avocats
Guide complet 2026

La séparation du couple Concubins, pacsés & époux

Concubinage, PACS ou séparation de corps : logement, partage des biens, comptes communs et droits de chacun. Guide juridique complet par Excellim Avocats Lyon.

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Consultation séparation du couple cabinet Excellim Avocats à Lyon
Mis à jour • Avril 2026

Se séparer : un cadre juridique différent selon le statut du couple

Toutes les séparations ne se ressemblent pas. Le cadre juridique applicable dépend du statut du couple : mariage, PACS ou concubinage. Un couple marié passe par une procédure de divorce. Un couple pacsé doit dissoudre le PACS selon des règles spécifiques. Un couple en concubinage n'a aucune démarche formelle à accomplir pour mettre fin à l'union, mais doit régler de nombreuses questions pratiques et juridiques dès lors qu'il y a des enfants, un patrimoine commun ou un logement partagé.

En France, près de 60 % des naissances ont lieu hors mariage. La séparation des couples non mariés est donc devenue un sujet juridique majeur, d'autant que l'absence de cadre formel peut générer des situations de déséquilibre et de conflit si les conséquences de la rupture ne sont pas correctement anticipées.

Ce guide a été rédigé par les avocats du cabinet Excellim Avocats Lyon, sous la direction de Maître Claire Genestier, forts de plus de 20 ans d'expérience en droit de la famille et de plus de 3 000 familles accompagnées. Il couvre les trois situations de séparation (concubinage, PACS, séparation de corps), avec un traitement détaillé des conséquences sur les enfants, le patrimoine et le logement.

Vous y trouverez des références précises aux articles du Code civil en vigueur, avec des liens vers les sources officielles Légifrance.

La séparation des concubins (union libre)

Définition du concubinage

Le concubinage est défini par l'article 515-8 du Code civil comme « une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple ». Contrairement au mariage et au PACS, le concubinage ne crée aucune obligation légale entre les partenaires. Il n'existe pas de régime matrimonial, pas de devoir de secours, pas de solidarité des dettes.

La rupture du concubinage est entièrement libre. Chaque concubin peut y mettre fin à tout moment, sans procédure, sans préavis et sans justification. Aucun juge n'intervient pour constater la fin de l'union elle-même.

Le sort du logement

La question du logement est souvent la plus urgente au moment de la séparation. Plusieurs situations se présentent :

Le bail est au nom d'un seul des concubins

L'autre n'a juridiquement aucun droit au maintien dans les lieux. Le titulaire du bail peut lui demander de quitter le logement. En cas de violences, l'ordonnance de protection (article 515-9 du Code civil) peut cependant attribuer la jouissance du logement à la victime, même si elle n'est pas titulaire du bail.

Les deux concubins sont cotitulaires du bail

Chacun a un droit égal au maintien dans les lieux. L'un des deux peut donner congé pour son propre compte, mais le bail subsiste pour l'autre. En pratique, il est recommandé de négocier qui conserve le logement et de régulariser la situation auprès du bailleur.

Le couple est propriétaire en indivision

Le logement appartient aux deux concubins à proportion de leurs parts. L'un peut proposer de racheter la part de l'autre. Si aucun accord n'est possible, une procédure de licitation judiciaire permet de forcer la vente. L'article 815 du Code civil pose le principe que nul ne peut être contraint de demeurer dans l'indivision.

Un seul est propriétaire

L'autre n'a aucun droit sur le bien. Il doit quitter le logement, sauf s'il peut démontrer avoir financé une partie du bien (action en enrichissement sans cause, article 1303 du Code civil).

Le partage des biens et des dettes

Chaque concubin reste propriétaire de ses biens propres. Les biens acquis ensemble pendant la vie commune sont soumis au régime de l'indivision : chacun détient une quote-part correspondant à sa contribution. Si les parts ne sont pas définies (pas d'acte d'achat mentionnant les quotes-parts), la propriété est présumée à parts égales.

Concernant les dettes, le principe est celui de l'indépendance : chaque concubin est responsable de ses propres dettes. Cependant, les crédits contractés conjointement (crédit immobilier, prêt à la consommation signé à deux) lient les deux emprunteurs solidairement. La banque peut poursuivre l'un ou l'autre pour la totalité du crédit, même après la séparation.

Point important

Il est donc essentiel, au moment de la séparation, de négocier la désolidarisation du prêt (avec l'accord de la banque) ou de vendre le bien pour solder le crédit.

L'absence de prestation compensatoire

Contrairement au divorce, la rupture du concubinage ne donne droit à aucune prestation compensatoire. Chaque concubin repart avec ses revenus propres, sans compensation pour le partenaire économiquement défavorisé. Cette règle peut créer des situations d'injustice importantes lorsque l'un des concubins a réduit ou cessé son activité professionnelle pour s'occuper des enfants ou du foyer.

La seule voie de réparation possible est l'action en dommages et intérêts pour rupture abusive (article 1240 du Code civil), mais elle suppose de prouver une faute de l'autre concubin dans les circonstances de la rupture (brutalité, abandon en situation de vulnérabilité), un préjudice et un lien de causalité. Cette action est rarement couronnée de succès.

Le compte joint et les comptes personnels

Si les concubins disposent d'un compte joint, chacun peut l'utiliser librement tant qu'il est ouvert. Il est recommandé de clôturer le compte joint dès le début de la séparation pour éviter les retraits abusifs. Le solde est partagé par moitié, sauf preuve contraire de l'origine des fonds.

Le concubinage est un choix de liberté, mais cette liberté a un prix au moment de la séparation : l'absence de cadre protecteur. C'est pourquoi je recommande systématiquement aux couples non mariés de consulter un avocat dès les premiers signes de séparation, surtout lorsqu'il y a des enfants ou un patrimoine commun. Plus on anticipe, plus les solutions sont équilibrées.

CG

Maître Claire Genestier

Avocate au barreau de Lyon, fondatrice d'Excellim Avocats

La rupture du PACS

Le pacte civil de solidarité (PACS) est un contrat conclu entre deux personnes pour organiser leur vie commune. Il crée des obligations réciproques (aide matérielle, assistance, solidarité des dettes ménagères) mais ne confère pas les mêmes protections que le mariage, notamment en cas de décès ou de séparation.

Les trois modes de dissolution du PACS

L'article 515-7 du Code civil prévoit trois modes de dissolution du PACS :

La déclaration conjointe

Les deux partenaires déclarent ensemble la dissolution au greffe du tribunal d'instance ou au notaire qui a enregistré le PACS. C'est la voie la plus simple, rapide et peu coûteuse. La dissolution prend effet à la date de son enregistrement.

La décision unilatérale

L'un des partenaires décide seul de rompre le PACS. Il doit signifier sa décision à l'autre par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (huissier), puis adresser une copie de la signification au greffe ou au notaire. La dissolution prend effet trois mois après la signification. Le partenaire qui subit la rupture unilatérale peut demander des dommages et intérêts s'il justifie d'un préjudice.

La dissolution automatique

Le PACS prend fin automatiquement en cas de mariage de l'un des partenaires (avec l'autre partenaire ou avec un tiers) ou en cas de décès de l'un d'eux.

Le régime patrimonial du PACS : séparation ou indivision ?

Depuis la loi du 23 juin 2006, le régime patrimonial par défaut du PACS est la séparation de biens. Chaque partenaire reste propriétaire de ce qu'il acquiert à titre personnel pendant le PACS. Cette règle facilite le partage en cas de rupture : chacun repart avec ses biens.

Attention cependant : les partenaires ont pu opter, dans leur convention de PACS, pour le régime de l'indivision. Dans ce cas, tous les biens acquis pendant le PACS, par l'un ou l'autre des partenaires, sont réputés appartenir à chacun pour moitié. Le partage se fait alors selon les règles de l'indivision, ce qui peut nécessiter une négociation voire une procédure judiciaire.

Attention

Pour les PACS conclus avant le 1er janvier 2007, le régime par défaut était l'indivision. Il est donc essentiel de vérifier la date de conclusion du PACS et les termes de la convention pour déterminer le régime applicable.

Les conséquences financières de la rupture du PACS

Comme pour le concubinage, la rupture du PACS ne donne droit à aucune prestation compensatoire. Cependant, le partenaire qui subit une rupture unilatérale peut réclamer des dommages et intérêts si la rupture lui cause un préjudice (article 515-7, alinéa 10 du Code civil). Le préjudice peut être matériel (perte de logement, difficultés financières) ou moral (brutalité de la rupture, circonstances particulièrement vexatoires).

Concernant les dettes, le PACS crée une solidarité pour les dettes contractées pour les besoins de la vie courante (article 515-4 du Code civil). Après la dissolution, cette solidarité cesse, mais les dettes nées pendant le PACS restent dues par celui qui les a contractées (ou par les deux si elles sont solidaires).

Le crédit immobilier en cas de rupture de PACS

Lorsque les partenaires pacsés ont contracté un crédit immobilier ensemble, la situation est similaire à celle des concubins : les deux restent co-emprunteurs solidaires vis-à-vis de la banque, même après la dissolution du PACS. Trois options se présentent :

Option 1

La vente du bien

Remboursement anticipé du crédit avec le produit de la vente

Option 2

Le rachat de part

Désolidarisation du prêt (sous réserve de l'accord de la banque)

Option 3

Le maintien temporaire

Convention d'indivision (art. 1873-1 C. civ.), max 5 ans renouvelable

La désolidarisation du prêt n'est jamais automatique : elle suppose que la banque accepte de libérer l'un des co-emprunteurs, généralement après vérification de la capacité de remboursement du partenaire restant.

Les démarches administratives de dissolution du PACS

En cas de dissolution par déclaration conjointe, les partenaires doivent se rendre ensemble :

Au greffe du tribunal d'instance (si le PACS a été enregistré au greffe, avant novembre 2017)
Chez le notaire (si le PACS a été enregistré par un notaire)
À la mairie (pour les PACS enregistrés depuis novembre 2017)

La dissolution est mentionnée en marge de l'acte de naissance de chaque partenaire. Les organismes concernés (CAF, impôts, mutuelle) doivent être informés individuellement.

La séparation de corps

La séparation de corps est une procédure judiciaire réservée aux couples mariés qui souhaitent mettre fin à la vie commune sans dissoudre le mariage. Elle est prévue par les articles 296 à 309 du Code civil.

La séparation de corps peut être demandée pour les mêmes causes que le divorce : consentement mutuel, acceptation du principe de la rupture, altération définitive du lien conjugal ou faute. La procédure est identique à celle du divorce.

Ses effets principaux

Fin du devoir de cohabitation

Les époux sont autorisés à vivre séparément.

Séparation de biens

Le régime matrimonial est liquidé. Les époux sont désormais soumis au régime de la séparation de biens.

Maintien du devoir de secours

Chaque époux peut devoir une pension alimentaire à l'autre, contrairement au divorce où c'est la prestation compensatoire qui s'applique.

Maintien du devoir de fidélité

En principe, bien que la jurisprudence tende à l'atténuer.

Impossibilité de se remarier

Les époux restent mariés et ne peuvent pas contracter un nouveau mariage.

Maintien des droits successoraux

Contrairement au divorce, la séparation de corps ne supprime pas les droits successoraux entre époux.

La séparation de corps peut être convertie en divorce après un délai de 2 ans, à la demande de l'un ou des deux époux. Cette conversion est de droit : le juge ne peut pas la refuser.

En pratique, la séparation de corps est une procédure rare, choisie principalement pour des convictions religieuses (interdiction du divorce) ou pour des raisons patrimoniales spécifiques (protection des droits successoraux).

Les enfants dans la séparation : règles identiques quel que soit le statut du couple

C'est un point fondamental : les règles relatives aux enfants sont strictement identiques que les parents soient mariés, pacsés ou en union libre. L'article 372 du Code civil prévoit que l'autorité parentale est exercée conjointement par les deux parents, et l'article 373-2 dispose que la séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'autorité parentale.

La résidence de l'enfant

L'article 373-2-9 du Code civil prévoit que la résidence de l'enfant peut être fixée au domicile de l'un des parents (résidence habituelle) ou en alternance au domicile de chacun d'eux (résidence alternée). Le choix est guidé par l'intérêt supérieur de l'enfant.

La résidence alternée suppose que les parents résident à proximité l'un de l'autre, qu'ils soient en mesure de communiquer de manière constructive et que l'organisation soit compatible avec l'âge et les besoins de l'enfant. Le rythme le plus courant est la semaine alternée, mais d'autres formules existent (3 jours / 4 jours, 2 semaines / 2 semaines).

Pour les très jeunes enfants (moins de 3 ans), la jurisprudence tend à privilégier une résidence habituelle chez le parent de référence, avec un droit de visite progressif et élargi pour l'autre parent.

Le droit de visite et d'hébergement

Le parent chez qui l'enfant ne réside pas habituellement dispose d'un droit de visite et d'hébergement. Le schéma classique prévoit un week-end sur deux (du vendredi soir au dimanche soir) et la moitié des vacances scolaires. Mais ce droit peut être aménagé de manière plus souple ou, à l'inverse, restreint si l'intérêt de l'enfant l'exige.

Dans les situations de conflit aigu ou de danger pour l'enfant (violences, addictions), le droit de visite peut être exercé dans un espace de rencontre médiatisé, où la remise de l'enfant est encadrée par un professionnel. Dans les cas les plus graves, le droit de visite peut être suspendu par le juge.

La pension alimentaire pour les enfants

L'article 373-2-2 du Code civil prévoit que chaque parent contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent et des besoins de l'enfant. La pension alimentaire est due indépendamment du statut du couple et de l'exercice du droit de visite.

Le montant est fixé par le juge ou par accord entre les parents. Le ministère de la Justice publie un barème indicatif qui tient compte des revenus du débiteur, du nombre d'enfants et du mode de résidence. À titre d'exemple, pour un parent disposant de revenus nets de 2 500 € par mois, avec un enfant en résidence classique chez l'autre parent, la pension indicative se situe autour de 200 à 300 € par mois.

La pension est due jusqu'à ce que l'enfant soit en mesure de subvenir seul à ses besoins, ce qui ne correspond pas nécessairement à sa majorité. Un enfant majeur poursuivant ses études continue de bénéficier de la pension alimentaire.

Depuis 2023

L'intermédiation financière des pensions alimentaires par la CAF (ARIPA) est devenue systématique pour les nouvelles décisions, ce qui réduit considérablement les impayés.

Les décisions importantes concernant l'enfant

L'autorité parentale est exercée conjointement : les décisions importantes (scolarité, santé, religion, activités extrascolaires, déménagement) doivent être prises d'un commun accord. Un parent ne peut pas, par exemple, inscrire unilatéralement l'enfant dans une nouvelle école, changer de médecin traitant ou emmener l'enfant vivre dans une autre région sans l'accord de l'autre.

L'article 373-2-11 du Code civil impose au parent qui envisage un déménagement d'en informer l'autre parent préalablement et en temps utile. En cas de désaccord, le JAF tranche.

Pour un accompagnement détaillé sur toutes les questions parentales, consultez notre page dédiée à l'accompagnement des parents séparés à Lyon.

Le partage du patrimoine : les règles clés

L'évaluation des biens

La première étape du partage est l'évaluation de l'ensemble des biens détenus en commun. Pour les biens immobiliers, une estimation par un agent immobilier ou un expert est recommandée. Pour les biens mobiliers de valeur (véhicules, œuvres d'art, épargne), il convient de dresser un inventaire contradictoire.

La fiscalité du partage

Le partage des biens entre concubins ou partenaires pacsés est soumis à un droit de partage de 1,80 % de l'actif net partagé. Pour les époux divorcés, le droit de partage est réduit à 1,10 % depuis 2021. Si le bien est vendu à un tiers extérieur, les droits de mutation classiques s'appliquent (environ 7 à 8 % pour les immeubles).

Cette différence de traitement fiscal entre concubins et époux illustre l'intérêt de bien connaître son statut juridique et ses conséquences avant de prendre des décisions patrimoniales.

Le recours à un notaire

Le notaire est indispensable dès qu'il y a un bien immobilier à partager (acte de partage, acte de vente, rachat de soulte). Il n'est pas nécessaire pour les aspects parentaux (qui relèvent du JAF) ni pour le partage des biens meubles.

L'avocat et le notaire interviennent de manière complémentaire : l'avocat négocie et défend vos intérêts, le notaire formalise l'acte de partage.

Le rôle de l'avocat dans une séparation

Même lorsqu'aucune procédure judiciaire n'est obligatoire (cas du concubinage), l'intervention d'un avocat est fortement recommandée dès qu'il y a des enfants ou un patrimoine commun. Un accord mal négocié peut avoir des conséquences financières et parentales durables.

Cabinet Excellim Avocats : notre approche

Chez Excellim Avocats, nous accompagnons les couples non mariés dans l'organisation de leur séparation en privilégiant la voie amiable. Lorsque l'accord est impossible, nous saisissons le juge pour faire valoir vos droits. Pour un accompagnement personnalisé, prenez rendez-vous avec un avocat en séparation à Lyon.

L'écoute

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Nous privilégions toujours le dialogue et les solutions amiables, sans jamais renoncer à défendre fermement vos droits.

FAQ : les questions les plus fréquentes sur la séparation

Comment se séparer quand on n'est pas marié ?

La fin du concubinage ne nécessite aucune démarche formelle pour l'union elle-même. En revanche, il faut régler les questions relatives aux enfants (résidence, pension, autorité parentale) et au patrimoine (logement, crédits, partage des biens). Un avocat vous aide à formaliser un accord équilibré ou, en cas de désaccord, à saisir le juge.

Un concubin peut-il demander une pension alimentaire pour lui-même ?

Non. La pension alimentaire entre adultes n'existe qu'entre époux (devoir de secours) ou dans le cadre de la séparation de corps. Un concubin ne peut pas demander de pension alimentaire pour lui-même, ni de prestation compensatoire. En revanche, la pension alimentaire pour les enfants est due indépendamment du statut du couple.

Qui garde le logement en cas de séparation de concubins ?

Tout dépend du statut d'occupation. Si le bail est au nom d'un seul concubin, l'autre n'a pas de droit au maintien. Si les deux sont cotitulaires, chacun peut rester. Si le couple est propriétaire en indivision, il faut négocier le rachat ou la vente du bien.

Combien coûte la dissolution d'un PACS ?

La dissolution par déclaration conjointe est gratuite (hors frais de notaire si le PACS a été enregistré par notaire). La dissolution unilatérale nécessite l'intervention d'un commissaire de justice, dont les frais sont à la charge du partenaire qui prend l'initiative.

Comment se partage un bien immobilier entre partenaires pacsés ?

Le partage dépend du régime choisi dans la convention de PACS. En régime de séparation de biens (défaut depuis 2007), le bien appartient à celui qui l'a acheté. En régime d'indivision, le bien est réputé appartenir à chacun pour moitié. Si le bien a été acheté à deux, le partage se fait à proportion des quotes-parts mentionnées dans l'acte d'achat.

La séparation de corps supprime-t-elle les droits successoraux ?

Non, contrairement au divorce. Les époux séparés de corps conservent leurs droits successoraux réciproques. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles certains couples choisissent cette procédure plutôt que le divorce.

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