Pension alimentaire : dans quelle situation êtes-vous ?
Quand vos revenus ont baissé
Le montant a été fixé quand vous gagniez davantage. Depuis, vous avez perdu votre emploi, changé de poste ou vu votre activité reculer.
La contribution se calcule à proportion des ressources de chaque parent et des besoins de l'enfant. Quand vos ressources baissent durablement, le montant peut être révisé.
- Si l'autre parent accepte, un nouvel accord peut être rendu exécutoire.
- S'il refuse, le juge aux affaires familiales tranchera à partir des éléments que vous apporterez.
Dans les deux cas, la pension actuelle reste due jusqu'à la décision.
Le conseil du cabinet — Engagez la demande dès que la baisse est actée, pas quand la situation devient intenable. La révision produit ses effets à compter de la demande : chaque mois d'attente est un mois payé au tarif d'avant.
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Quand vous avez un nouvel enfant à charge
Votre foyer s'est agrandi. Vos charges ont augmenté, mais la pension fixée pour votre premier enfant est restée la même.
Un nouvel enfant à charge modifie vos ressources disponibles, et c'est un élément que le juge prend en compte. Il ne conduit pas à une réduction automatique : tous vos enfants ont droit à une contribution, et aucun ne passe après l'autre.
Le conseil du cabinet — Préparez le budget réel de votre foyer, pas seulement vos revenus. C'est l'écart entre ce qui entre et ce qui sort qui est examiné, et il ne se lit pas sur un bulletin de salaire.
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Quand l'organisation de la résidence a changé
Votre enfant passe plus de temps chez vous qu'à l'époque où la pension a été fixée, ou la résidence est devenue alternée.
L'organisation de la résidence entre dans le calcul. Plus vous assumez directement les frais du quotidien, moins la contribution versée à l'autre parent se justifie au même niveau. Attention : une résidence alternée ne supprime pas la pension si un écart de revenus subsiste entre les parents.
Le conseil du cabinet — Un accord verbal sur un nouveau rythme ne vaut rien devant le juge. Si l'organisation a changé dans les faits, faites-la constater avant de demander la révision du montant.
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Quand le montant vous paraît trop élevé
Rien n'a changé depuis la décision, mais vous trouvez que vous payez trop.
Trouver le montant excessif n'est pas un motif de révision. Une révision suppose un élément nouveau : vos ressources, celles de l'autre parent, les besoins de l'enfant ou l'organisation de sa résidence. Sans changement, le montant fixé par un juge tient.
Une exception : si la pension a été fixée par un simple accord entre vous, sans être rendue exécutoire, elle n'a jamais été contrôlée. Le juge peut alors l'examiner sur le fond.
Le conseil du cabinet — Reprenez la décision et vérifiez sur quelles ressources le montant a été calculé. Beaucoup de parents découvrent que le chiffre retenu à l'époque ne correspondait déjà pas à leur situation réelle.
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Quand votre enfant est devenu majeur
Votre enfant a eu dix-huit ans. Vous vous demandez si la pension s'arrête.
Non. Le Code civil est explicite : l'obligation d'entretien ne cesse pas de plein droit lorsque l'enfant devient majeur. Ce qui compte, c'est son autonomie. Tant qu'il poursuit ses études ou cherche un emploi, la contribution reste due, et elle peut lui être versée directement.
Si votre enfant subvient à ses besoins, c'est un élément qui peut mettre fin à la contribution. Mais elle ne s'éteint pas d'elle-même : il faut la faire supprimer.
Le conseil du cabinet — Ne cessez jamais les versements le jour de ses dix-huit ans. C'est l'erreur la plus fréquente, et elle vous expose à des arriérés et à une plainte, même si votre enfant est devenu autonome depuis.
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